Monuments

Le cénotaphe de Gatineau

Situé à l’angle du boulevard Maloney Est et de la rue Notre-Dame, un cénotaphe est érigé en 1965 en souvenir des soldats de Gatineau et des environs qui ont sacrifié leur vie pour leur patrie. Ce monument est l’œuvre conjointe de la Ville de Gatineau et de la Filiale Norris (Québec no 227) de la Légion royale canadienne.

C’est le 18 novembre 1963 que le conseil municipal de Gatineau s’engage à payer les coûts pour la préparation des plans et devis pour la construction d’un cénotaphe. Un an plus tard, la Filiale Norris (Québec no 227) de la Légion royale canadienne acceptait la responsabilité de réunir un montant de 16 000 $ pour la réalisation de ce projet.

Le 3 mai 1965, le conseil municipal retient les services de Jean Ouellet, architecte, pour la préparation des plans et devis. Le 4 octobre de la même année, la Ville de Gatineau accepte la soumission de Gatineau Construction ltée de 29 418 $ pour la construction d’un cénotaphe à Gatineau. Le 15 mai 1967, le conseil municipal de la ville de Gatineau accepte la soumission de Bélec Asphalt Paving pour l’asphaltage du terrain autour du cénotaphe. C’est le 11 novembre 1968 que se tient la première cérémonie du jour du Souvenir devant le nouveau monument. En 1985, la Légion royale canadienne installe sur le cénotaphe, trois plaques commémorant le nom des soldats disparus au cours de chacune des trois guerres.

Les trois masses de béton représentent les trois guerres : la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale et la guerre de Corée. Elles symbolisent aussi les trois forces armées : la Marine royale du Canada, l’Armée canadienne et l’Aviation royale du Canada. Ces trois éléments sont réunis sur une même base pour former un complexe harmonieux qui est en accord avec le concept moderne militaire canadien d’une unification des forces armées. Ces éléments s’élèvent en salutation aux forces de l’air, ils sont ancrés au sol en l’honneur de l’armée et sont entourés d’eau en hommage à la marine. La taille gigantesque de ces trois piliers accentue l’importance de ce trio de l’ère moderne, également pour exprimer notre éternelle gratitude à ceux qui ont donné leur vie pour notre patrie.

Le but était que ce monument soit une structure moderne en accord avec l’esprit progressif de Gatineau et que le monument ainsi que le parc environnant deviennent un site historique où on pourra lire les noms des citoyens de Gatineau qui ont donné leur vie pour la défense de notre patrie. Cet objectif a été atteint. À mesure que les arbres s’épanouissent, cet endroit devient de plus en plus attrayant.

Emplacement

Le monument est situé à l’angle du boulevard Maloney Est et de la rue Notre-Dame, dans le secteur de Gatineau.

Le monument en hommage à Philemon Wright

Philemon Wright (1760-1839) et sa famille furent les premiers à s’établir dans la région en 1800. Sur l’emplacement de l’ancienne ville de Hull, qui fait maintenant partie de Gatineau, il fonda Wright’s Town et lança l’industrie du bois.

La population de Hull a érigé ce portrait en bronze de Philemon Wright à l’occasion du 150e anniversaire de son arrivée.

Sur la base du monument, on a placé deux plaques métalliques portant des inscriptions bilingues. Sur celle de gauche, on peut lire : « Érigé par les citoyens et dévoilé par le maréchal, son excellence le très honorable vicomte Alexander of Tunis, K.C., gouverneur général du Canada, le 20e jour de juin 1950, en ce 150e anniversaire de fondation et ce 75e anniversaire d’incorporation de la cité de Hull. Anno Domini MCML. »

Celle de droite porte le nom des membres du conseil municipal de la ville de Hull.

Emplacement

Le monument est situé près de l’intersection des rues Montcalm et Laurier, dans le secteur de Hull.

Source :
Commission de la capitale nationale, PromenART : guide des œuvres d’art des rues de la région de la capitale du Canada, 42 p.
Le Droit, 21 juin 1950
Ville de Hull, H005, fonds du Bureau du greffier de la Ville de Hull

Banc de la mémoire hulloise

Dernière activité des fêtes du bicentenaire, ce projet, présenté par monsieur Jérémie Giles, fut inauguré le 15 décembre 2000. Il avait pour but de convier la population hulloise, dans le cadre de son bicentenaire, à laisser sa trace dans le temps par l’entremise d’objets, de témoignages et de photos placés et scellés dans deux capsules.

Le banc est ancré sur la terrasse extérieure de la Maison du citoyen, rue Laurier, à l’entrée principale. Il est constitué de deux bornes temporelles de béton à l’intérieur desquelles sont scellées des boîtes d’acier reliées entre elles pour former un banc. Une plaque de granit explique ce qu’est ce « banc de la mémoire hulloise » et chacune des bornes est identifiée par une plaque indiquant l’année prévue de leur ouverture.

La première borne à être ouverte en 2050 avait pour objet de permettre aux Hulloises et aux Hullois de transmettre à leur progéniture un message datant de 50 ans.

Contenu : Textes des membres du conseil municipal; textes et dessins reçus du public; dessins des élèves de 3e année de la plus jeune et de la plus ancienne école : Saint-Jean-Bosco, ouverte en 1926 (école Laverdure) et du Plateau, ouverte en 1998. Copie numérique des documents déposés dans la capsule.

La deuxième borne à être ouverte en 2100 avait pour objectif d’offrir aux Hulloises et aux Hullois de faire leurs prévisions d’avenir.

Contenu

Documents papier : discours du maire; textes reçus du public; calendrier Dallaire 2000; cartes routières (Hull et Aylmer à vélo, Ville de Hull, parcours urbain, édition 2000); dépliant (armoiries municipales); dépliants (données socio-économiques 2000); dépliant (La fusion municipale à Hull, Vers une ville nouvelle); pochettes de presse (bicentenaire de Hull); pochette de presse (Ville de Hull); signet (bicentenaire de Hull).

Objets de tissu : drapeau de la Ville de Hull (armoiries, format 3 x 6 pouces); écusson du corps de police.

Objets de métal : anneau à serviettes (armoiries municipales); épinglette (armoiries municipales); épinglette (bicentenaire de Hull); épinglette (IVes Jeux de la Francophonie).

Objets électroniques : carte professionnelle virtuelle de la Ville de Hull. Copie numérique des documents déposés dans la capsule 2050.

Source :
Ville de Hull, communiqués de presse, 2000
Ville de Hull, H005, fonds du Bureau du greffier de la Ville de Hull

La croix lumineuse

« Le 25 juin 1950, jour de la clôture de la célébration des fêtes anniversaires (sic) de la Cité de Hull, Son Excellence (Monseigneur Alexandre Vachon, archevêque d’Ottawa) présidait Elle-même (sic) à l’inauguration d’une croix lumineuse géante sur les hauteurs du Parc (sic) Columbia, où une foule immense d’au moins dix mille personnes s’était assemblée (sic) pour être témoin de la réalisation du projet que l’Archevêque d’Ottawa avait si chaleureusement approuvé ».

Telle est la description historique qu’en faisaient, une année plus tard, les Sociétés Saint-Jean-Baptiste d’Eastview, de Hull et d’Ottawa dans un document qui présentait la fête nationale des Canadiens français se déroulant le 24 juin 1951.

L’idée d’une croix lumineuse à Hull a été lancée le 4 juillet 1938 au conseil municipal qui, à l’époque, avait formé un comité afin d’étudier le projet. Présidé par Oscar Duquette, l’initiateur du projet, le comité était composé du maire Alphonse Moussette, des échevins Joseph Baker, François Tremblay et Edmond Laramée, de l’ingénieur de la Ville, Théo Lanctôt, et de Henri Lessard. Mais la guerre et les conditions économiques ont fait en sorte que le projet dut être abandonné jusqu’en février 1949 alors que le comité, formé dix ans plus tôt, se réunissait à nouveau et confiait la réalisation du projet à la Société Saint-Jean-Baptiste de Hull et du nord de l’Outaouais.

Cette dernière mandatait Raoul Déziel, un de ses anciens présidents, de mettre sur pied un comité chargé de compléter le projet. En l’espace de six mois, le nouveau comité de réalisation, appuyé de personnalités importantes du milieu, dotait « la Ville de Hull d’un monument que la Société Saint-Jean-Baptiste locale, le conseil municipal, les autorités religieuses du diocèse et de la Cité et la population tout entière contemplent avec fierté : d’un (sic) monument qui inspirera les générations futures à conserver à la Cité de Hull son caractère chrétien et foncièrement religieux ».

Surélévation de la croix en 1995

Le 15 août 1995, le maire de la ville de Hull, monsieur Yves Ducharme, annonce, en conférence de presse, les travaux entrepris afin de surélever la croix lumineuse de la ville de Hull qui est située à l’extrémité nord de la rue Boucherville.

Installée dans un environnement boisé, et étant donné la croissance des arbres, il devient de plus en plus difficile de voir la croix, même à une grande distance. C’est pourquoi la Ville de Hull a entrepris les démarches afin de corriger la situation.

« Il était plus logique de trouver la solution du côté de la structure de la croix que de couper des arbres, de dire le maire Yves Ducharme. C’est pourquoi nous avons opté pour la surélévation de la croix d’une hauteur de 9,4 mètres ce qui la portera à une hauteur totale de 23,9 mètres ».

« C’est ainsi que l’idée d’une corvée m’est venue et que j’ai entrepris des démarches auprès de différentes entreprises de Hull et de la région afin qu’elles contribuent gratuitement à la surélévation de la croix », de poursuivre le maire Ducharme :

  • Bellai et Frères ltée : travaux d’ingénierie
  • Yves Auger de Hull : ingénieur attitré au projet
  • Les toitures Raymond inc. : services d’une grue mobile
  • All in Crane d’Aylmer : les trois sections en acier qui ont servi à hausser la croix
  • Fertal inc. d’Aylmer : travaux d’acier et de soudure
  • Givesco de Hull : boulons d’assemblage
  • Marois électrique de Hull : travaux d’électricité
  • Employés du Service des travaux publics de la Ville de Hull : reconstruction de la base de ciment

Source :
Commission de la capitale nationale , PromenART : guide des œuvres d’art des rues de la région de la capitale du Canada, 42 p.
Ville de Hull, communiqué de presse, 1995
Ville de Hull, H005, fonds du Bureau du greffier de la Ville de Hull

Fontaine des bâtisseurs

Cette fontaine, œuvre de lartiste hullois Vincent Théberge, commémore les cent ans de lincorporation de la ville de Hull en tant que municipalité.

Composée de cylindres qui symbolisent des billots, cette fontaine mesure un peu plus de quinze mètres. L’ensemble de l’œuvre souligne l’importance et la croissance de l’industrie du bois à Hull (qui fait maintenant partie de Gatineau). L’agencement harmonieux des 194 petits cylindres greffés aux huit gros cylindres du centre évoque de grandes orgues capables de produire des mélodies grandioses. L’eau qui en jaillit et qui tombe en cascade rappelle les rivières qui ont contribué à la croissance de la ville au fil des ans.

Source :
Commission de la capitale nationale, PromenART : guide des œuvres d’art des rues de la région de la capitale du Canada, 42 p.
Ville de Hull, H005, fonds du Bureau du greffier de la Ville de Hull

Jean Dallaire

Natif du vieux Hull, Jean Dallaire est reconnu pour son art imaginatif, poétique, parfois ludique et fantaisiste. Il a marqué son époque par sa vision exceptionnelle de la peinture et par une production diversifiée et abondante. Son œuvre témoigne d’un talent extraordinaire chargé d’unicité, d’audace et de liberté qui révèle admirablement son génie créateur et son apport incontestable à l’histoire de l’art.

Le 18 juin 2001, la Ville de Hull rend hommage d’une façon toute particulière à Jean Dallaire, artiste-peintre reconnu et consacré à l’échelle internationale, en inaugurant un buste à sa mémoire dans le Carré Vaudreuil situé en face de la maison de son enfance, le 57 de la rue Vaudreuil.

« La Ville de Hull a vu naître Jean-Philippe Dallaire. C’est donc tout un honneur aujourd’hui de célébrer l’œuvre qu’il nous a léguée et de rendre hommage à sa mémoire » a affirmé monsieur le maire Yves Ducharme. « Jean Dallaire était un homme persévérant à la recherche de l’excellence. Quelle (sic) bel exemple pour nos jeunes » a renchéri le conseiller municipal du quartier Montcalm, monsieur Roland Michaud.

Source :
Commission de la capitale nationale, PromenART : guide des œuvres d’art des rues de la région de la capitale du Canada, 42 p.
Ville de Hull, communiqué de presse, 2001

Monument à la mémoire du père Louis-Étienne Delille Reboul

Conçue par l’artiste hullois Vincent Théberge à la suite d’une proposition de Raymond Ouimet qui a assuré la coordination du projet, l’œuvre fabriquée en acier inoxydable brossé fait d’abord référence à la « maison-allumette », étroite et élancée, architecture typique à la ville de Hull, au retable ou structure interne de certaines cathédrales et enfin à l’architecture particulière à certains clochers d’églises. Tous ces points traités convergent vers le père Louis-Étienne Reboul, oblat de Marie-Immaculée.

Rappelons que le père Louis-Étienne Delille, né à Saint-Pons, en Ardèche (France), s’est établi définitivement à Hull en 1860, tout en continuant chaque hiver à visiter les chantiers de la Haute-Gatineau. À cette époque, le village de Hull n’était qu’un petit bourg faisant partie de la municipalité du canton de Hull dont le siège administratif était situé à Chelsea. En 1908, le journaliste hullois Ernest Cinq-Mars écrivait : « Le R. P. Reboul se trouvant à Hull en face de tout à commencer, commença tout ». À peine arrivé, le prêtre ardéchois fonda une paroisse, construisit une église, des écoles de garçons et de filles, travailla à la construction de rues, prôna l’ouverture de chemins, assura la police et entreprit des démarches pour séparer du canton le village de Hull et enfin le doter d’une charte municipale. C’est ainsi que la Ville de Hull fut fondée en 1875. À la mort du père Reboul survenue en 1877, monseigneur Thomas Duhamel, archevêque d’Ottawa, s’écria, à l’adresse des Hullois : « Citoyens de Hull, vous n’oublierez jamais qu’il a été, je le dirai, le premier et le plus actif parmi ceux qui ont travaillé à la fondation et au progrès de votre jeune cité. »

L’œuvre de Vincent Théberge a pu être réalisée grâce à l’étroite collaboration financière de la Corporation du bicentenaire de Hull et des Missionnaires oblats de Marie-Immaculée dont le représentant a été le père Bernard Ménard. Le monument au père Reboul fut dévoilé en présence de monsieur Yves Ducharme, maire de Hull, du père Claude Champagne, supérieur provincial des Missionnaires oblats de Marie-Immaculée et de monsieur Marc Senécal, président de la Corporation du bicentenaire de Hull, le 12 juin 2001.

Source :
Ville de Hull, communiqué de presse, 2001

Plus jamais la guerre – Monument à la paix et au souvenir

Chronologie de réalisation du monument

Le projet du monument a connu une longue histoire dont les débuts remontent en 1939 alors qu’un premier comité permanent du cénotaphe était formé à la filiale de Hull. De nombreuses personnes ont soutenu cette cause, notamment monsieur Gaston Garceau qui a fait preuve de persévérance en favorisant l’avancement du projet au cours de la décennie 1980.

Dans le but d’appuyer les démarches des légionnaires, un comité du monument du Souvenir a été formé en 1984 avec des représentants de la filiale de Hull et de la Ville de Hull.

En 1991, à la suite des démarches de monsieur Michel Légère, alors maire de la Ville de Hull, auprès de l’honorable Marcel Masse, ministre de la Défense nationale, l’utilisation d’une parcelle de terrain située à l’avant du Manège de Salaberry était autorisée. En février 1992, Denis Massie, architecte-paysagiste, et son équipe étaient choisis par un jury officiel pour réaliser le Monument à la paix et au souvenir.

Un regard positif vers l’avenir

Plus jamais la guerre – Monument à la paix et au souvenir à Hull propose une double dédicace. La première se veut un message de paix et d’harmonie pour l’avenir, la seconde rend hommage aux hommes, aux femmes et aux enfants hullois que les guerres ont fait souffrir. À ce titre, les membres des conseils municipaux qui ont contribué à la réalisation de ce monument sont heureux d’offrir une place publique de qualité aux citoyennes et aux citoyens de la ville afin que tous et toutes puissent se rappeler la guerre pour mieux œuvrer au maintien de la paix.

Source :
Commission de la capitale nationale, PromenART : guide des œuvres d’art des rues de la région de la capitale du Canada, 42 p.
Plus jamais la guerre : album souvenir. Monument à la paix et au souvenir à Hull = Recollection Album: Monument to Peace and Remembrance in Hull, Hull : Galerie Montcalm : Légion royale canadienne, Filiale de Hull, Québec 30; Ottawa : Ministère de la Défense nationale, 1992, 63 p.
Ville de Hull, communiqués de presse, 1992

Monument de la Place de la famille

Le 15 mai 1995, dans le cadre de la Journée internationale de la famille, la Ville de Hull inaugure le monument de Place de la famille.

Situé à l’angle de la rue Laval et du boulevard Saint-Laurent et ne faisant qu’un avec le parc du sentier de l’Île, ce site fut retenu parce qu’il est situé sur l’île de Hull où les premières familles hulloises se sont épanouies.

Ce monument est plus précisément dédié aux nouveau-nés de 1994 et est érigé afin de démontrer l’importance du noyau familial au sein de la communauté hulloise.

On se rappelle que ce site avait été choisi dans le cadre de l’Année internationale de la famille. Douze arbres, plantés en novembre 1994 et entourant ce site, rappellent les douze districts électoraux de la Ville de Hull. Pour faire suite à cet événement, on avait requis les services d’artistes de la région, le groupe Tripode, pour créer le monument et d’y graver le nom des nouveau-nés de l’année 1994.

L’inauguration de ce monument est un moment important pour la Ville puisqu’elle réitère sa position dans le cadre de sa politique familiale qui, sans discriminer aucune situation matrimoniale donnée, vise à favoriser le développement des personnes qui composent la cellule familiale.

Source :
Commission de la capitale nationale, PromenART : guide des œuvres d’art des rues de la région de la capitale du Canada, 42 p.
Ville de Hull, communiqués de presse, 1994-1995

Place du Portugal

Monument aux Portugais de Hull

Le maire de la Ville de Hull, monsieur Yves Ducharme, inaugura, le 10 octobre 1996, en présence de l’ambassadeur du Portugal, Son Excellence Fernando Da Silva Marques, un monument situé à l’intersection des rues Morin et Papineau dédié à la communauté portugaise de Hull.

Le monument, qui se veut la reconnaissance d’une communauté d’accueil envers les immigrants qu’elle a reçu, est construit de granit québécois caledonia foncé qui représente la durabilité et la noblesse. Sur sa face, on peut lire, sur deux plaques respectives, un message de l’ambassadeur du Portugal d’une part et un message du maire de la Ville de Hull d’autre part. Le tout est surplombé des armoiries du Portugal, bordées de deux feuilles d’érable. Les armoiries sont un émail sur cuivre, œuvre de madame Ghislaine Van Dyck. Le couloir qui amène au monument est bordé par les drapeaux du Canada, du Portugal, du Québec, des Açores et de la Ville de Hull et un arrangement floral complète l’aménagement de ce site.

Le projet avait été lancé initialement au début des années 1990 par le maire de l’époque, monsieur Michel Légère. Ce n’est qu’à la suite des dernières élections que le projet devait être relancé par le conseiller municipal du district Montcalm, monsieur Roland Michaud. Ce dernier fut un lien important entre la communauté portugaise et la Ville de Hull. De plus, le conseiller municipal de Montcalm a bonifié l’aménagement du site de 6500 $ provenant de son budget discrétionnaire. « L’ensemble du projet, d’une valeur approximative de 50 000 $, constitue une reconnaissance de la Ville envers une de ses communautés, pour sa loyauté et son implication sociale » de dire monsieur Michaud.

La coordination de la construction du site fut réalisée par monsieur Michel Diver, coordonnateur de l’aménagement et de l’environnement urbain de la Ville de Hull. Monsieur José Rego, président du Centre communautaire portugais Les Amis-unis, fut étroitement engagé dans le projet.

L’ajout de trois médaillons en émail sur cuivre au monument fut inauguré le 3 juin 1999. Les médaillons représentent trois symboles de l’histoire et de la culture portugaises :

  • la caravelle : le bateau, invention des Portugais, capable de traverser tous les océans;
  • l’œillet : la fleur d’une révolution sans guerre;
  • le coq de Barcelos : la légende et la tradition portugaises.

L’artiste, madame Ghislaine Van Dyck, est descendante d’une famille de pionniers de Rigaud. Elle est l’une des rares peintres-émailleuses au Canada. Sensible, attentive au langage et à la beauté de la nature, madame Van Dyck crée des œuvres qui reflètent les secrets et les émotions de nos saisons. Elle pratique son art avec une grande maîtrise depuis vingt-sept ans.

Source :
Commission de la capitale nationale, PromenART : guide des œuvres d’art des rues de la région de la capitale du Canada, 42 p.
Ville de Hull, Bureau du greffier, série contrats
Ville de Hull, communiqués de presse, 1996 et 1999

Monument commémoratif de la visite du pape Jean-Paul II à Hull

Lors de son passage à Hull le 19 septembre 1984, le pape Jean-Paul II a été accueilli par des dizaines de milliers de personnes, consacrant ainsi une des grandes pages de l’histoire religieuse de la ville de Hull.

Dans le but d’inscrire à tout jamais cet événement mémorable dans la mémoire des gens de Hull et de l’Outaouais, le maire Marcel Beaudry a procédé, lors d’une cérémonie très spéciale, au dévoilement d’un monument commémoratif de la visite papale. Il était accompagné pour cette occasion de l’archevêque du diocèse, monseigneur Roger Ébacher et d’un groupe nombreux de dignitaires ecclésiastiques et d’invités spéciaux.

Un monument en granit noir africain

Le monument qui est érigé sur le terrain des sœurs Servantes de Jésus-Marie situé au 210 de la rue Laurier a été fabriqué par la firme St-Martin et fils de Gatineau.

D’une hauteur de 183 cm (72 po) et de 76 cm de diamètre (30 po), le monument est fait de granit noir africain de première qualité, dont toutes les surfaces sont polies. Ce cylindre repose sur une base aussi cylindrique de même matériau ayant 30 cm (12 po) de hauteur et de 107 cm (42 po) de diamètre.

Une gravure de 46 cm (18 po) de haut et de 30 cm (12 po) de large représentant le visage du pape apparaît sur le cylindre principal et est accompagnée d’un texte commémoratif.

Source :
Commission de la capitale nationale, PromenART : guide des œuvres d’art des rues de la région de la capitale du Canada, 42 p.
Ville de Hull, communiqués de presse, 1991

Place du marché (1843)

Parc Commémoratif

Ce site, d’abord aménagé en 1843 comme place du marché sur un terrain donné par Charles Symmes, le fondateur d’Aylmer, devint rapidement le centre commercial et social de la communauté. Au début des années 1920, un monument de pierres y fut érigé grâce aux fonds donnés par la section locale de l’Ordre impérial des filles de l’Empire pour commémorer la mémoire des citoyens d’Aylmer qui périrent au cours de la Première Guerre mondiale. Ce parc au charme tout particulier est encore aujourd’hui un centre d’intérêt au cœur du Vieux-Aylmer.

L’affaire Dasken

En 1970, un événement majeur bouleversa la vie paisible des résidants des Jardins Taché. Des terrains situés le long de la rue Saint-François sont vendus par les religieuses de l’orphelinat Ville-Joie-Sainte-Thérèse à l’Aylmer Road Holdings, puis revendus à Dasken Enterprises.

Cette firme veut y construire six tours (quatre de dix étages et deux de seize étages) dans un quartier où le règlement de zonage interdit les constructions en hauteur. Ce zonage avait été adopté par la Ville durant les années 1960 à la demande des résidants du quartier.

L’Association des propriétaires des Jardins Taché (aujourd’hui l’Association des résidants des Jardins Taché) se mobilisa contre le projet. Une nouvelle résidante, l’avocate Renée Joyal, constata que la Ville avait donné à Dasken — à l’insu des citoyens — un permis de construction ne respectant pas le zonage.

Une lutte légale s’ensuivit. L’Association s’opposa, étape par étape et jusqu’en Cour suprême du Canada, à la légalisation rétroactive de la modification du règlement de zonage. Entre les diverses étapes des procédures légales, la Ville tenta de faire modifier le zonage par des projets de loi privés présentés à l’Assemblée nationale du Québec. Les demandes furent rejetées par le Parlement.

Le jugement de la Cour suprême (décembre 1971) fut sans équivoque : le règlement de zonage ne permettait pas la délivrance des permis accordés à Dasken. La cour révoqua les permis et ordonna la démolition, aux frais du promoteur, de ce qui avait été construit.

La Ville n’accepta pas le jugement. En dernier recours, elle décida de changer elle-même le zonage, d’abord par un sondage populaire (qui fut jugé illégal, nul et non avenu), puis par un référendum. Tenu en août 1972, ce dernier fut remporté par les résidants et la décision fut définitive : le zonage du quartier ne serait pas changé.

Cette bataille terminée, il restait une dernière étape : faire démolir, aux frais de Dasken, les édifices en construction, soit un bâtiment de deux étages et un autre de sept étages. Dasken ayant déclaré faillite, ce sont les membres de l’Association qui firent démolir les édifices, en partie à leurs frais. L’entrepreneur chargé de la démolition fut accueilli par une foule enthousiaste massée sur la rue Saint-François.

Enfin le soleil de l’artiste Luc Paris

Le parc Sainte-Thérèse a été aménagé par la Ville sur les terrains où se situaient les deux édifices démolis. Pour rappeler ces événements, une sculpture de l’artiste Luc Paris (1949-2009), réalisée à même les débris de fer et de béton des édifices, a été installée dans le parc au début des années 1990.

Intitulée Enfin le soleil, cette œuvre d’art symbolise la victoire des résidants contre de puissants promoteurs et le triomphe de la lumière du soleil brillant de nouveau sur le quartier sans l’ombrage des édifices en hauteur. Cette sculpture rappelle que les événements qui se sont déroulés sur ce site n’avaient rien de banal.

Monument de guerre du secteur de Buckingham

Ce monument, un obélisque en granit, repose sur une plinthe en granit et est situé sur le terrain de l'ancien hôtel de ville de Buckingham, aujourd'hui le centre de services de Buckingham de la Ville de Gatineau. Les drapeaux du Canada, du Québec et de la ville de Gatineau sont visibles en arrière-plan. Des plaques de bronze ont été installées sur trois des faces de l'obélisque. Les inscriptions suivantes y apparaissent : « Rôle d'honneur, Grande Guerre, 1914-1918 », « Rôle d'honneur, À la mémoire des hommes suivants qui ont sacrifié leurs vies dans la bataille pour la liberté, 1939-1945 » et « Korea, 1950-1953 ».

L'insigne de la Légion royale canadienne se trouve sur la partie supérieure du monument ainsi que la promesse et la devise : « Eorum Retinebimus – Nous nous souviendrons d'eux ».

Ainsi, ce moment rappelle le sacrifice de citoyens du secteur de Buckingham qui ont donné leur vie lors de la Première Guerre mondiale, de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre de Corée.

Emplacement

Ce monument est situé à l'angle des rues Charles et Maclaren Est dans le secteur de Buckingham de la ville de Gatineau.

Source :
GROUNDSPEAK, INC. « Veterans Memorial – Mémorial aux vétérans – Buckingham, Quebec », Waymarking, [En ligne], 2012. [www.waymarking.com/waymarks/WMDWH2_Veterans_Memorial_Mmorial_aux_vtrans_Buckingham_Quebec] (Consulté le 17 novembre 2014).

Monument commémoratif militaire – Ville de Pointe-Gatineau

Ce mémorial est dédié aux braves de cette ville qui ont combattu lors des deux grands conflits mondiaux et lors de la guerre de Corée. Il a été érigé par la Légion royale canadienne, filiale no 58.

Emplacement

Ce monument commémoratif militaire sur socle est situé à l'angle du boulevard Gréber et de la rue Saint-Louis dans le secteur de Gatineau.

Source :
Défense nationale et les Forces canadiennes. Numéro du mémorial : 24023-002.
Photographies : Michel Litalien.

Haut de la page