Maxime Pedneaud-Jobin

Maire de la Ville de Gatineau

DIscours du 27 février 2014 à la cérémonie d'ouverture du 35e Salon de livre de l'Outaouais

 

 

Un salon du livre est toujours une fête. Nous y célébrons la lecture, les artisans du livre et tout ce qu’un livre peut nous donner comme bonheur. Nous fêtons les auteurs surtout, sans qui rien de tout ça ne serait possible. Ce sont eux qui nous font rêver, qui nous font réfléchir, qui nous bousculent, qui nous gardent en haleine, qui nous provoquent, qui nous transportent dans de fabuleux voyages, sur des îles inconnues, lointaines ou toutes proches. Si chaque livre est un pont tendu entre nous et la connaissance, entre nous et le monde, chaque auteur est un passeur de culture et un bâtisseur d’identité. Il faut donc les célébrer.

 

 

Le destin des personnes ressemblant parfois à celui des régions, pour aller vers l’autre il faut d’abord exister. C’est donc Gatineau et tout l’Outaouais qui profitent du talent de nos écrivains.

 

Grâce à eux, nous bâtissons notre identité collective sur des assises solides, des assises qui nous sont propres, c’est à dire sur un imaginaire nourri par le territoire que nous habitons.

 

 

Le ministre Kotto, lui-même acteur et auteur, a été à même de constater que Gatineau est une véritable ville de culture, lors de son passage au colloque du réseau Les Arts et la Ville, en mai dernier. Gatineau prend sa place au Québec et nous en sommes fiers.

 

 

Cet après-midi il a même parlé de nous comme d’une région exemplaire. Ca n’a pas toujours été le cas, j’espère que le salon sera un occasion de plus de lever notre chapeau en l’honneur de tous ceux et toutes celles qui ont bâti l’Outaouais culturel.

 

 

M. Kotto, je me ferai un plaisir de vous offrir une visite de nos installations culturelles de premier ordre, que ce soit nos salles de spectacle, notre théâtre municipal, le seul du genre au Québec, et notre centre de production théâtrale, nos centres d’exposition et nos dix bibliothèques municipales.

 

 

À ces infrastructures s’ajoute l’appui financier et technique de Gatineau à des dizaines d’organismes artistiques. Gatineau s’est aussi doté d’une politique culturelle, qui intègre les diverses communautés qui la composent, et d’une politique du patrimoine qui veillera à mettre en valeur le riche héritage sur lequel est construite notre ville.

 

Pour son dynamisme et pour son apport à l’identité québécoise, Gatineau mérite d’être reconnue et soutenue par le gouvernement du Québec. Des gestes importants ont déjà été posés cet après-midi, notamment le financement d’une importante entente culturelle rassemblant des partenaires de tout l’Outaouais. Nous vous en remercions. Nous compterons certainement sur votre appui pour le redéploiement de notre réseau de bibliothèques.

 

 

Un salon du livre démocratise l’accès à la lecture et à la culture tout en nous permettant de nommer qui nous sommes. C’est aussi un pas vers le reste du monde, ce pas dont je vous parlais tout à l’heure. Parce que la culture est l’affaire de tous. Au quotidien, parfois même sans nous en rendre compte, nous sommes sollicités par les œuvres créées par les écrivains, les musiciens, les artistes visuels.

 

Chacune de ses œuvres que nous avons aimées, qui nous a provoqués, nous transforme et marque un jalon dans notre parcours. Si la portée de ces œuvres ne fait pas toujours de nous des hommes meilleurs, elle a le pouvoir de le faire, elle nous façonne et nous influence plus que nous le pensons.

 

 

En ce sens, lire et écrire sont des actes  émminament politiques car ils portent en eux une vision du monde, un projet humain. 

 

 Le Salon du livre de l’Outaouais figure au rang des trois plus grands Salons. C’est aussi, paraît-il, le préféré des auteurs. Il est à dimension humaine et il favorise les rencontres. Il est à proximité du cœur ludique du centre-ville et de ses bistros et restaurants. Il s’inscrit dans la durée et est désormais un pilier de notre paysage culturel. Depuis 35 ans, c’est un rendez-vous annuel incontournable.

 

 

L’année dernière, ce sont 37 000 personnes qui ont franchi ses portes.

 

 

Pour moi, chaque dollar public consenti à cette grande fête est un investissement rentable. C’est pourquoi je suis fier que la Ville de Gatineau appuie la tenue d’un événement d’une telle envergure. À notre contribution financière et en services, j’aimerais ajouter ici mon indéfectible soutien à tout le moins pour les quatre années à venir.

 


J’en profite pour féliciter les organisateurs du Salon, Anne-Marie Trudel en tête, de leur remarquable engagement qui se traduit chaque fois par un retentissant succès.

 

 J’adresse aussi mes plus chaleureux remerciements aux dizaines de bénévoles qui offrent temps et énergie pour rendre la chose possible.

 

 

Si vous croyez que vous travaillez dans un salon du livre vous vous trompez. Vous contribuez à bâtir un monde meilleur. J’en veux pour preuve cette citation de Victor Hugo (Les Châtiments):

 

 L’art, c’est la pensée humaine

Qui va brisant toute chaîne!

L’art, c’est le doux conquérant!

À lui le Rhin et le Tibre!

Peuple esclave, il te fait libre;

Peuple libre, il te fait grand!

 

 

Grandissons ensemble. Bon Salon!

 

 

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