Maxime Pedneaud-Jobin

Maire de la Ville de Gatineau

Le 11 septembre 2001, chez le premier ministre du Québec

Le 11 septembre 2001, chez le premier ministre du Québec. 

Le matin du 11 septembre 2001 j’étais chez Bernard Landry, à Verchères. J’étais en congé de paternité avec mon épouse et notre premier enfant, Marguerite. 

Ce matin-là, comme tous les jours, il faisait sa marche dans les rues du village, au pas militaire. Quand j’ai vu les images à la télévision, j’ai voulu l’en avertir. Il revenait déjà, alerté par ses gardes du corps. Il s’est installé près de la télévision, a baissé le son et a pris l’appel de Jean Saint-Gelais, alors secrétaire général du gouvernement du Québec, pour recevoir un état de situation. Il écoute d’abord, puis pose des questions. C’est l’homme d’État qui agit. Le Québec est-il menacé? La cellule de crise est-elle en fonction? Nos aéroports sont-ils disponibles pour accueillir les avions forcés d’atterrir ? Y-a-t-il de la place dans nos hôtels? Nous devons préparer une célébration oecuménique, à quelles communautés devrais-je parler directement? Et finalement, « Oui », dit-il, « je pars à l’instant ». 

Au moment de quitter la maison, il s’arrête devant moi. J’avais ma petite fille de cinq mois dans les bras. Il la regarde, lui donne un petit bec et lui dit « Tu vis des moments dramatiques et tu ne le sais même pas. Pour toi, l’important, c’est de jouer ». C’est ce qui m’a le plus marqué. Non pas l’événement dramatique, mais cette phrase. J’étais devant un homme d’État portant un poids immense sur ses épaules, au milieu d’une crise, à un moment où nous n’avions que peu d’information sur ce qui nous attendait… et, lui, à quoi pensait-il? Non pas à sa situation personnelle, mais à son devoir, celui de s’assurer que les petites filles puissent continuer à jouer, que les plus faibles d’entre nous soient protégés, que la nation qu’il aimait tant se porte au secours des autres. 

Oui, c’est dans les moments de crise que l’on reconnaît les grands hommes et les grandes femmes.

Oui à des règles communes pour faire face aux défis à venir

Si on veut se donner une chance de faire face aux défis du 21e siècle, notamment l'urgence climatique, il faut changer nos façons de faire en matière d'aménagement du territoire. On doit se donner une vision et des règles beaucoup plus strictes, pour l'ensemble du Québec. 

Voici la lettre ouverte que j'ai co-signé avec des mairesses et maires de partout au Québec sur le sujet aujourd'hui: https://bit.ly/3hjHQHV

 

 

Un dossier important pour toutes les grandes villes du Québec 👇

Aujourd'hui, les maires et mairesses des 5 plus grandes villes québécoises font front commun et demandent aux chefs des partis fédéraux d'adopter une position claire face à la multiplication des armes à feu au Québec et au Canada.

Les villes prennent leurs responsabilités et agissent concrètement. À Montréal, nous avons...

👉alloué au SPVM 42 effectifs supplémentaires pour combattre le crime organisé ;

👉créé une escouade spécialisée dans la lutte contre le trafic d'armes (ELTA) ;

👉financé des groupes communautaires à la hauteur de 5 millions pour faire de la prévention auprès de nos jeunes.

Cela mène à des perquisitions et à des arrestations, mais le fédéral doit absolument agir à la source, en interdisant les armes d'assaut ET de poing, et en allouant les ressources nécessaires aux services frontaliers.

Les positons actuelles des partis fédéraux ne sont pas suffisantes. C'est un enjeu pancanadien qui nécessite l'action concertée, certes des villes, mais également du gouvernement du Canada, seul palier pouvant agir aux frontières. 

Mes collègues et moi sommes déterminés à agir fermement en matière de sécurité publique, et nous invitons les chefs des partis fédéraux, à la veille de leur débat, à préciser leurs intentions sur cet enjeu.

En compagnie de Régis Labeaume, maire de Québec

Marc Demers, maire de Laval

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Sylvie Parent, mairesse de Longueuil

#COVID19 | Passeport vaccinal

Dès demain le 1er septembre, en respect des nouvelles directives de la Santé publique, le passeport vaccinal s'appliquera pour : ● Les installations sportives suivantes : arénas, centre sportif et centres aquatiques. ● Certaines activités récréatives et sportives du programme Culture et loisirs (celles-ci seront identifiées dans le Portail citoyen); ● Les activités intérieures de libre participation; ● La pratique d'activités extérieures organisées; ● Les spectacles à la salle Jean-Despréz, au cabaret La Basoche, à l'Espace René-Provost et au Théâtre de l'Île. Plus de détails disponibles ici: bit.ly/3yrXdDR

Bédé: l’horreur de Lac-Mégantic mise en cases

Un auteur de chez nous en première page du journal Le Devoir ce matin. Félicitations Christian Quesnel!

Bédé: l’horreur de Lac-Mégantic mise en cases | Le Devoir

Inauguration du Centre Slush Puppie

Voici le discours que j’ai prononcé ce matin pour l’inauguration du Centre Slush Puppie : 

« C’est fait. Nous avons réussi.  

 On nous a dit que c’était impossible, nous l’avons fait quand même.

La saga Guertin est terminée.

Nous avons transformé une source de gêne en source de fierté.  

Nous avons maintenant un amphithéâtre de prestige pour nos Olympiques.

Nous avons maintenant trois glaces communautaires neuves pour nos enfants.

Mais nous avons plus que ça.

Nous avons inventé un modèle d’affaires,unique au Québec.

Pour la première fois, grâce à l’économie sociale, dans un projet d’amphithéâtre du junior majeur, les contribuables municipaux ne sont pas les seuls à prendre des risques.

Pour la première fois au Québec, c’est un organisme issu de la communauté qui fera la gestion de ce type d’infrastructure. Il réinvestira chaque sou de profits dans son offre de services.

Et nous avons convaincu l’ancien gouvernement du Québec d’être au rendez-vous, d’abord, par un engagement financier considérable.

Ce même ancien gouvernement, avec l’appui de tous les partis à l’Assemblée nationale, et grâce au leadership des députés locaux, a ensuite permis l’adoption d’une loi spéciale, juste pour notre projet.

Nous avons aussi convaincu le nouveau gouvernement du Québec d’être au rendez-vous. Grâce à de nouvelles mesures et grâce au leadership des députés locaux et du ministre régional, notre chantier et notre projet ont survécu à la pandémie.

Nous avons maintenant un amphithéâtre de prestige pour nos Olympiques.

Nous avons maintenant trois glaces communautaires neuves pour nos enfants.

Mais nous avons plus que ça.

Nous nous sommes donné une source supplémentaire de fierté d’être Gatinois.

Évidemment, l’édifice lui-même est une source de fierté, un édifice un édifice vert, haut de gamme, contenant une œuvre d’art d’envergure, c’est un des plus beaux projets d’infrastructure sportive multifonctionnelle au Québec, c’est un édifice qui rend déjà de nombreuses villes jalouses. L’édifice transformera notre offre pour les sports de glace mais deviendra aussi un lieu exceptionnel de rassemblements culturels, l’édifice peut accueillir 6000 personnes et sera animé en concertation avec la Maison de la culture.

Mais notre fierté doit dépasser les limites de l’édifice, tout le quartier est maintenant source de fierté : dans le même kilomètre carré, on retrouve : le Centre sportif, la Maison de la culture, le cégep, un vaste projet d’hôtel, plusieurs projets immobiliers d’envergure, le Rapibus et un mobilier urbain amélioré.

Oui, nous pouvons être fiers de cette infrastructure, de ce quartier, mais nous pouvons être, avant tout, fiers de nous-mêmes.  

Nous-mêmes, c’est d’abord l’équipe de VMSO, des gens de Gatineau. Sans eux, nous ne serions pas là aujourd’hui. Ils sont issus de chez nous, nous les connaissions, nous avons cru en leur plan.  Ils étaient crédibles, le gouvernement du Québec leur a aussi fait confiance. Nous ne nous sommes pas trompés. Ils sont, eux aussi, source de fierté.

Être fiers de nous-mêmes, c’est aussi être fier des équipes municipales. Au cours des années, presque tous les services municipaux ont été mis à contribution pour inventer et pour rendre ce projet possible. De la direction générale en passant par les finances, les infrastructures, les communications, les approvisionnements, l’urbanisme, le cabinet du maire, les loisirs, et je crois que j’en passe, tous les services, tous nos services, ont été mis à contribution. Ils sont, eux aussi, source de fierté.

Dans les équipes municipales, il y a également des élus municipaux, ceux et celles qui ont gardé le cap, souvent avec courage, dans la tempête, sans fléchir, depuis le 14 juin 2015 quand nous avons dit non à l’ancien projet et recommencé à zéro. Ils sont eux aussi sont source de fierté.

Quand tout allait mal, (et c’est arrivé souvent!) nous tous de Gatineau, avons cherché des solutions, puis travaillé, travaillé encore travaillé. En politique (et dans la vie), les cyniques répètent qu’il faut le voir pour le croire. Les vrais, ceux qui réussissent, savent qu’il faut y croire pour le voir. Nous y avons cru.  

Dans ce projet, nous, les citoyens de Gatineau, avons retourné la situation de façon spectaculaire. Je suis convaincu que ce que l’histoire régionale retiendra de ce projet, c’est que Gatineau, quand elle se mobilise, quand des élus font preuve de courage, quand elle innove, elle peut relever tous les défis.

Je le répète : on nous a dit que c’était impossible, nous l’avons fait quand même.

Soyons en fiers. »

Plein air : des parcs plus naturels

Gatineau assume encore un leadership vert, La Presse : « ... la pandémie a mis en lumière l’importance d’avoir accès à des espaces verts. Or, en cette matière, certaines villes canadiennes ont une longueur d’avance. Au Québec, c’est Gatineau qui remporte la palme, avec 17,2 hectares de parcs pour 1000 habitants. »

Plein air : des parcs plus naturels - La Presse+

Mise en valeur du Quartier-du-Musée!

Avec la collaboration de quelques partenaires, plusieurs projets sont mis en place cet été pour faire découvrir et raconter l'histoire du Quartier-du-Musée:

- Circuit pédestre en partenariat avec la Société d'histoire de l'Outaouais

- Parcours animé avec Théâtre Dérives Urbaines

- Installation de nouvelles plaques odonymiques signatures qui mettent en valeur les noms des rues du quartier

- Capsules vidéo à saveur historique sur le parcours du Sentier culturel, un projet de Tourisme Outaouais, réalisé avec la Ville et Dérives urbaines. 

Tous les détails ici: https://bit.ly/3yVsfVt

Entrevue au Salon de livre de l'Outaouais

En mars dernier, pendant le Salon du livre de l'Outaouais, j'avais eu l'occasion de m'entretenir avec Gilles Mailloux dans le cadre de la série «Grand entretien de l'UQO | Université du Québec en Outaouais». 

Pendant près d'une heure, nous échangeons sur mon livre qui venait d'être lancé, «Passer de la ville à la cité», sur l'évolution de Gatineau et de l'Outaouais, la place des citoyens, le rôle grandissant et incontournable des villes face aux défis du 21e siècle, et plus encore. 

C'est rare et précieux d'avoir des moments parfois un peu plus long, comme celui-ci, pour pousser la réflexion et la discussion. Revoici l'entrevue rendue disponible par la formidable équipe du SLO.

Entrevue à l'émission Bien entendu

Discussion agréable ce matin à Bien entendu avec Stéphan Bureau, à propos notamment des dernières années à Gatineau, des catastrophes que nous avons traversées, de la suite des choses.